Consultant en immigration

 

evaluer son immigration

Au moment de songer à immigrer au Canada, plusieurs personnes finissent par poser la question suivante : Quelle différence existe-t-il entre un consultant en immigration et un avocat en immigration? Voici une série de faits qui vous aideront à tirer vos propres conclusions 

À première vue, plusieurs personnes seraient tentées de croire qu’il n’existe aucune différence entre les services de ces deux professionnels. Toutefois, il existe, au moins, trois distinctions majeures entre les uns et les autres

1. La pratique de la profession :

 

• Les consultants : Au Canada, la profession de consultant en immigration a récemment suscité la méfiance du public. C’est que plusieurs candidats à l’immigration au Canada ont été victimes de conseillers malhonnêtes. En janvier 2011, les médias canadiens ont révélé que des milliers de personnes exerçaient le métier de consultant en immigration. Or, dans les faits, seuls quelques centaines d’entre elles étaient dûment inscrites à la Société canadienne des consultants en immigration (SCCI). De plus, au moins l’un de ces soi-disant consultant avait un lourd passé criminel. Malgré cela, il continuait à exercer son métier en conseillant des clients. Dans le but de restaurer la confiance du public, le gouvernement canadien a resserré la surveillance de cette profession. L’assainissement des pratiques du milieu reste à être démontrée.

• Les avocats : Au Canada, les avocats sont très respectés. Depuis plusieurs années déjà, la pratique de la profession d’avocat est strictement encadrée. Plusieurs ordres professionnels d’avocats, répartis sur l’ensemble du territoire canadien, veillent continuellement à la protection du public. D’ailleurs, pour accéder à la profession d’avocat, les candidats doivent faire preuve de bonne conduite et de bonnes mœurs dans la vie privée. Une enquête de police est souvent demandée afin de s’assurer que le candidat au titre d’avocat est digne d’accéder à la profession. En conséquence, aucun individu ayant un lourd passé criminel ne peut obtenir et encore moins conserver le titre d’avocats. Voilà un gage de confiance pour le public canadien.

2. Le niveau de la formation :

 

• Les consultants : La formation d’un consultant en immigration est de niveau collégial. Il s’agit d’un niveau d’enseignement intermédiaire situé entre le niveau d’enseignement secondaire et le niveau d’enseignement universitaire. La durée de cette formation varie entre et deux années à temps plein, selon la province et les territoires canadiens visés.

• Les avocats : La formation d’un avocat en immigration est de niveau universitaire. Il s’agit de l’un des niveaux d’éducation les plus élevés au Canada. La durée de cette formation varie entre trois et quatre ans à temps plein, selon la province ou le territoire canadien visés.

3. L’étendue des connaissances :

 

• Les consultants : Dans le cadre de leur formation, les consultants en immigration prennent surtout connaissance de la Loi sur l’immigration, telle qu’elle s’applique dans leur juridiction. De plus, ils prennent connaissance des décisions des tribunaux canadiens en la matière. Par contre, les autres dimensions juridiques liées à l’immigration, dont les matières familiales et criminelles pouvant affecter votre dossier, sont peu ou pas abordées.

• Les avocats : Dans le cadre de leur formation universitaire, les avocats ont acquis une solide connaissance des lois, règlements et des décisions des tribunaux canadiens. Ces connaissances leur permettent de mieux cerner les autres enjeux juridiques, dont les dimensions familiales, criminelles et commerciales, susceptibles d’être liés à votre demande d’immigration.

4. La réussite des examens :

 

• Les consultants : L’accès à la profession de consultant en immigration est rapide. Une fois qu’ils ont complété leur formation collégiale, les futurs consultants doivent réussir un seul examen. Cet examen est dispensé par la Société canadienne des consultants en immigration (SCCI). Ce n’est qu’après avoir réussi cet examen que les candidats obtiennent le titre de consultant en immigration accrédité.

• Les avocats : L’accès à la profession d’avocat est lente et ardue. Après avoir complété leur formation de niveau universitaire, les futurs avocats doivent franchir encore plusieurs étapes avant d’obtenir leur titre.

  • Après l’université, ils doivent suivre une formation complémentaire de niveau supérieur dispensée par leur ordre professionnel. Sa durée est de plusieurs mois. Par exemple au Québec, elle s’étend de quatre à huit mois
  • Une fois cette formation complétée, les futurs avocats doivent réussir une série d’examens administrés par leur ordre professionnel
  • S’ils réussissent ces examens, les étudiants doivent encore compléter un stage professionnel d’une durée de six à 10 mois avant, d’enfin, obtenir le titre d’avocat.

5. L’étendue des services :

 

• Les consultants : Qu’arrive-t-il si votre cas se complique? Par exemple, que faire si vous devez comparaître devant un juge? Dans ce dernier cas, un consultant ne peut rien pour vous. Au Canada, un consultant en immigration n’est pas autorisé à vous représenter devant un tribunal. Seul un avocat le peut. En conséquence, un consultant pourrait devoir retenir les services d’un avocat en immigration pour travailler votre dossier, ce qui engendrera des frais additionnels.

• Les avocats : En plus d’être le seul autorisé à vous représenter devant un tribunal, un avocat pourra vous aider avec les autres dimensions juridiques. Par exemple, vous souhaitez immigrer au Canada et brasser des affaires? Un avocat pourra vous aider à incorporer une entreprise. Il y a des considérations matrimoniales dont il faut tenir compte dans votre processus d’immigration? Un avocat est en mesure de vous conseiller en matières familiale. Bref, un avocat peut vous offrir un service complet et clé en main, sous un même toit